Jeudi 25 septembre 2008 4 25 09 2008 01:04

Ça y est ! Désormais, l'aventure de la Plaine va se poursuivre chez WordPress

http://laplaine.wordpress.com/

Pourquoi ? Over-blog a de gros défauts, le premier concerne les commentaires, qui sont difficiles à gérer et dont l’affichage est horrible. Après tout, si je blogue, ce n’est pas pour me lire ! C’est pour VOUS lire !

J'ai fait des tests et le nouveau blogue est fonctionnel. Il a la souplesse et la facilité d'utilisation habituelle de WordPress.

J’espère que vous accepterez de me suivre sur ma nouvelle Plaine !

Par nicolas_racine - Publié dans : Blogosphère
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 16:26

Presque à chaque jour, nous entendons parler de la « Pensée unique ». On la dénonce comme une sorte de monolithe cérébral que les individus acceptent sans se poser de question. Ceux qui la condamnent se posent toujours en résistants sceptiques. À leurs yeux, la majorité a tort.

Mais de quoi parle-t-on au juste ? Il existe plusieurs « Pensées uniques » ce qui rend son caractère « unique » bien difficile à justifier.  



Politiquement, la « Pensée unique » a deux vies. À gauche, on prétend que cette pensée s’incarne dans le dogme du libéralisme, de la prééminence de l’économie de marché et des valeurs capitalistes sur les considérations sociales. À droite, la pensée unique prend la forme d’une dénonciation de la social-démocratie. Elle s’articule autour d’une hypothétique collusion entre les médias et le pouvoir, pour défendre des intérêts incompatibles avec la liberté individuelle.

Le mythe de la « Pensée unique » est un autre exemple de mystification partisane. Elle cherche à renverser le fardeau de la preuve. Elle a pour objectif de discréditer les opinions d’adversaires amalgamés dans une improbable coalition.

Dans les faits, la pensée est toujours pluraliste. L’extrême diversité des opinions et l’absence de consensus durable fait que toute définition d’une pensée monolithique est une grossière simplification à but strictement rhétorique.

Et vous, à combien de « Pensées uniques » appartenez-vous ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Éditorial
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 16:00

J’ai reçu ça par courriel il y a plusieurs années. Ça va sûrement vous intéresser… après, vous me dites quel genre de métalleux vous êtes ;-)

 

Vous n'arrivez plus à comprendre toutes les subtilités du Métal ? Vous pouvez enfin tout comprendre avec cette métaphore de la princesse prisonnière dans le donjon et le dragon.


HEAVY METAL

Le chevalier arrive sur une Harley Davidson, tue le dragon, boit quelques bières et baise la princesse.


HARD ROCK

Le chevalier arrive en short avec une casquette. La princesse se casse dégoutée.


SPEED METAL

Chevalier-tue-dragon-sauve-princesse-baise.


BLACK METAL

Le chevalier arrive, tue le dragon et boit son sang, sodomise la princesse et boit son sang, puis la sacrifie à Satan.


SYMPHONIC BLACK METAL

La même chose mais en finesse.


HAIR METAL

Le chevalier arrive avec une coiffure 80's, envoie un baiser à la princesse et se fait croquer par le dragon.


FOLK METAL

Le chevalier arrive avec des amis flutistes et violonistes, le dragon s'endort, il sauve la princesse et l'épouse.


METAL INDUSTRIEL

Le chevalier arrive en porte-jaretelle, fait des gestes obscènes au dragon, et se fait jeter hors du château par la sécurité.


DEATH METAL

Le chevalier arrive, tue le dragon, baise la princesse et la tue.


BRUTAL DEATH

Le chevalier arrive, tue le dragon, tue la princesse et la baise.

GOTHIC METAL

Le chevalier arrive et tue le dragon. La princesse tombe amoureuse de lui, il l'épouse en grandes pompes, le roi lui donne son royaume, il est le héros du peuple, il se suicide sans qu'on sache pourquoi.

DOOM METAL

Le chevalier arrive et se suicide. Le dragon mange son corps et la princesse.


GOTHIC METAL A CHANTEUSE

Elle charme le dragon par son chant, arrive devant la princesse, lui pique sa robe, lui pique sa place et attend que le batteur de son groupe vienne la délivrer.


ALTERNATIVE METAL

Le chevalier arrive, refuse de faire partie du système, dit « fuck you» à la princesse et repart.


VIKING METAL

Le chevalier arrive en bateau, tue le dragon avec une hache à deux mains, le cuit, le mange, viole la princesse et brûle le château.


PROGRESSIVE METAL

Le chevalier arrive avec une guitare et joue un solo de 26 minutes, le dragon se tue lui-même par ennui, le chevalier arrive près du lit de la princesse, joue un autre solo, la princesse s'enfuit et va chercher le chevalier heavy metal.

ATMOSPHERIC METAL

Les écailles du dragon refètent la lumière de la Lune, la princesse est à son balcon et jette un regard mélancolique au loin, l'air souffle doucement dans les arbres de la forêt. Pas de chevalier.


GLAM METAL

Le chevalier arrive en retard après s'être maquillé pendant 3 heures, entre pendant que le dragon se tord de rire à sa vue, vole le maquillage de la princesse et peint les murs du château en rose.


GRIND METAL

Le chevalier arrive, crie quelque chose de parfaitement incompréhensible pendant 2 minutes et repart.


GORE METAL

Le chevalier arrive, tue le dragon en répandant ses entrailles devant le château, baise la princesse et la tue, rebaise le corps mort, tranche son estomac pour en bouffer les tripes, rebaise la carcasse une troisième fois, brûle le cadavre et le rebaise une dernière fois.


NEO METAL

Le chevalier arrive, il capote quand il voit le dragon alors il reste devant les douves, en faisant des gestes obscènes à la princesse. Puis il repart dans la forêt se masturber.


WHITE METAL

Le chevalier demande à Dieu de lui donner la force de vaincre le dragon. Pendant ce temps, le dragon mange la princesse. Le chevalier demande pourquoi à Dieu et fini par sentir sa foi renforcée.


TRUE BLACK METAL (à l'ancienne)

Le chevalier arrive bourré, vomit dans les douves. Sacrifie la princesse et commence à draguer lourdement le dragon.


TRUE BLACK METAL (nouvelle vague)

Le chevalier arrive et commence à expliquer au dragon qu'il n'a rien compris et qu’il n’est pas 'evil'. Il bute la princesse parce qu'elle l'a interrompu. Le dragon, exaspéré, le bouffe malgré ses bracelets à piques. Et pis, faut pas faire mal aux dames, non, faut pas. (on peut être dragon et gentleman, bigre) 

Par nicolas_racine - Publié dans : Destroy, Kill, Vomit
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 02:30

Je suis contre la peine de mort, en toute circonstance. Pourquoi ? Parce que parfois, des histoires comme celle-là remontent à la surface.

Troy Davis est accusé du meurtre d’un policier, en 1991. Il sera exécuté ce soir (24 septembre 2008, 0h00) (ajout 24 septembre: la Cour suprême vient d'accorder un sursis à l'exécution pour pouvoir entendre la cause).

« Or Troy Davis, 39 ans, a été condamné à mort en 1991 pour le meurtre, deux ans plus tôt, d'un jeune policier blanc à Savannah (Géorgie), sans preuve matérielle et alors que l'arme du crime n'a jamais été retrouvée. Et sept des neuf témoins à charge sont revenus sur leur déposition, certains mettant en cause l'acharnement des policiers à les faire incriminer Troy Davis. »

La peine de mort, c’est un assassinat commis par la collectivité. Je n’y vois aucune différence avec le geste posé par un meurtrier. Ça reste la terminaison injuste d’une vie, fut-elle celle d’un criminel endurci. En plus de n’avoir aucune efficacité de dissuasion, elle ne fait qu’incarner l’aspect bestial de la vengeance populaire.

L’abolition de ce symbole de la barbarie fait partie des causes que je défends. Le soutien tacite apporté par le gouvernement fédéral actuel à la peine de mort et les vues positives déjà exprimées par Stephen Harper à ce sujet me convainquent encore plus de tenter par tous les moyens de leur bloquer l’accès à la majorité.

Le risque de tuer un seul innocent vaut à lui seul tous les arguments abolitionnistes.

Par nicolas_racine - Publié dans : Justice
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 09 2008 12:46

Je fais partie de ceux que la poussée conservatrice dans la région de Québec n’a pas surpris. Elle était prévisible depuis le début des années 2000. Pourquoi ?

L’aspect démographique
. Je l’ai déjà dit sur ce blogue, le nationalisme québécois est défensif. Il cherche à protéger ses acquis contre les empiètements réels ou imaginaires de la culture anglo-saxonne. Or, à Québec, l’intrusion de cette culture est presque nulle. Le territoire est homogène, blanc et francophone. Cette écrasante majorité ne se sent pas menacé par l’Autre, qu’il soit anglophone ou immigrant. Le réflexe défensif d’une minorité y est donc beaucoup moins fort qu’ailleurs.

Le rapport à l’État
. Une partie du fameux « mystère Québec » reposerait sur  l’incompréhension des citoyens envers une population pourtant gâtée par l’État provincial. Ceux qui pensent ainsi ne connaissent pas très bien la ville. L’État est nettement moins attractif pour les jeunes depuis les vagues de coupures et de départs à la retraite des années 1990. La mise en place des tickets de recrutement pour l’entrée dans la fonction publique a fait de celle-ci un club sélect. La majorité des jeunes de la région font désormais partie du secteur privé, où les salaires sont meilleurs et où la pénétration syndicale est moins forte. L’État est désormais perçu, parfois par ses propres travailleurs, comme un repère de tablettés en attente de la retraite.

La politique
. Québec a toujours été tiède envers la souveraineté. Jusqu’au scandale des commandites, les Libéraux de Jean Chrétien remportaient toujours des sièges dans la région, allant parfois chercher d’importantes majorités. L’ampleur du scandale et le discrédit durable du parti rouge n’a pas créé un report des votes vers le Bloc québécois, identifié à l’option, mais vers le Parti Conservateur fédéraliste, indépendamment de la qualité souvent discutable de ses candidats.

Les médias de droite
. Difficile à dire si les médias régionaux font partie des causes de l’émergence d’une droite structurée, ou si elle n’est qu’un symptôme. Grâce aux médias – particulièrement la radio – les valeurs de la droite ont acquis une notoriété inconnue ailleurs dans la province. Les radios locales ont une ligne éditoriale claire et font de la politique partisane active. Leur soutien aux candidats de l’ADQ et du Parti conservateur est clairement revendiqué. L’extraordinaire popularité de ces radios (CHOI et le FM93) tend à démontrer que les idées qu’elles véhiculent sont le reflet d’un courant d’opinion profondément enraciné dans la région.

J’y vais maintenant de ma petite ligne éditoriale.

Je fais partie du groupe cible des Conservateurs et de la droite régionale. Je suis jeune, blanc, francophone et j’ai un excellent emploi dans le secteur privé. Mais voilà, je ne suis pas Conservateur. En fait, je fais même du lobbying contre eux au sein de ma famille et de mon groupe d’amis. Pourquoi ?


Ce gouvernement, son idéologie et ses valeurs me répugnent et pourtant, je ne suis pas gauchiste. J’ai seulement horreur qu’on me prenne pour un con. Les coupures dans la culture ne sont que la goutte qui a fait déborder le vase. Je peux citer pêle-mêle des dossiers qui m’ont irrité au cours des derniers mois : la croisade anti développement régional de Blackburn, qui a réussi le tour de force d’unir tous les intervenants de ce milieu contre lui. L’arrogance et le ton souverainement méprisant du sénateur non élu Fortier, qui a géré un budget de 5 milliards de dollars sans jamais siéger en chambre pour répondre de ses actes. La destruction de l’image de marque du Canada au niveau international par la dérive guerrière du régime et par le non rapatriement du pauvre type enfermé à Guantanamo. L’incompétence crasse d’un Bernier, probablement incapable de pointer le Canada sur une carte de l’Amérique du Nord, trop occupé à jouer à touche-pipi avec une lobbyiste. Finalement, le maître à penser, Harper, dont les liens avec les pétrolières de son Alberta natale rendent suspectes toute décisions en leur faveur.

Ajout du 23 septembre: "Tout juste avant que les libéraux lancent leur programme, hier matin, Stephen Harper nous a offert un retour dans le passé qui rappelle les plus belles heures de son ex-Reform Party. La criminalisation permanente des enfants de 14 ans telle que le propose maintenant le Parti conservateur ne fait que répéter une promesse identique de son ancêtre disparu, aux élections de 2000. Elle reprend également des propos fort controversés de l’ancien ministre de la Justice Vic Toews, qui voulait traiter comme délinquants et amener devant les tribunaux les enfants de 10 ans en difficulté. M. Toews avait par la suite été «remanié» au Conseil du trésor, question de le faire taire. Il n’en pensait pas moins, et le chat vient de sortir du sac."


Ce gouvernement nous prend tous pour des cons. J’espère simplement que nous aurons le courage de lui prouver qu’il a tort.
Par nicolas_racine - Publié dans : Politique
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 09 2008 16:35

Je vais me faire taxer d’élitiste, mais retenez-vous de me croire membre de la « clique du plateau ». Je suis un pur produit de la bourgeoisie francophone banlieusarde d’une région éminemment conservatrice.

Les séances d’abrutissement collectif vont bientôt reprendre, grâce au plus magnifique vecteur qui soit : la télévision. Presque simultanément, les téléréalités destinées à un public féminin (Loft Story et Occupation Double) et masculin (le hockey des Canadiens) vont occuper toute les ondes, polluer les publications généralistes et envahir le champ publicitaire. Impossible d’y échapper. On ne peut pas ouvrir un journal, zapper les chaînes ou aller à l’épicerie sans être bombardé par ces sujets sans intérêt.

D’une part, on doit se taper les revers de fortune insignifiants des candidats des émissions de téléréalité. Ça me dépasse. Qu’est-ce qu’on peut légitimement trouver intéressant dans de telles émissions ? Un extraordinaire étalage de vulgarité, où la recherche de l’âme sœur est ramenée à un exercice de voyeurisme et de stratégie. Je n’ai jamais été capable d’écouter plus de quelques minutes à la fois de ces freak shows. C’est comme avaler du poulet frit Kentucky. Ça se digère mal ! Écouter toute une émission, c’est au-dessus de mes forces.

D’autre part, en pleine année du centenaire de la sainte-flanelle, nous allons assister à une orgie de reportages sur les Glorieux. C’est de la téléréalité pour homme : le match lui-même n’est même plus le principal intérêt. Il y a les savantes analyses faites par des analphabètes fonctionnels avec un micro ; les entrevues insignifiantes avec des joueurs qui ont une cassette à la place du cerveau ; les lignes ouvertes qui permettent au bon peuple de mettre en valeur son talent inné du coaching. Quand j’écoute un match, je coupe le son de la télé et j’éteins le récepteur dès que l’arbitre sonne la fin de la partie. Le reste me laisse complètement indifférent.

Suis-je le seul à désespérer de la télévision ?

Ces émissions attirent des millions d’auditeurs. Dois-je plutôt désespérer de ceux qui les écoutent ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Éditorial
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 09 2008 03:29

Un homme, c’est quoi ?

Question iconoclaste ? Pas vraiment. En deux générations le statut de l’homme occidental s’est complètement modifié. De pourvoyeur, nous sommes devenus des égaux. Notre position dominante a été battu en brèche par un féminisme combattif, avec pour résultat que nous, jeunes hommes, trouvons tout à fait normal que nos conjointes et amies aient un statut professionnel égal ou supérieur au nôtre.
 

La vraie révolution, elle est là. Pas besoin de politique ou d’économie, de Grand soir ou d’utopie. Le seul véritable séisme social que l’Occident ait connu dans son histoire récente réside dans le très court laps de temps qui sépare la société traditionnelle et patriarcale d’une société fondée au moins partiellement sur l’égalité des sexes.

Depuis les chasseurs-cueilleurs jusqu’à nos grands-parents, l’homme disposait d’une supériorité sans partage sur la femme. Domination confortée par la tradition, la religion et les conventions sociales. L’homme était élevé comme un être sans émotion. Il se mariait, faisait des enfants à sa femme, et partait travailler à l’usine ou aux champs. Il ramenait sa paye et n’avait pas pour habitude de s’occuper quotidiennement de sa progéniture. Tout semblait figé dans l’espace et le temps.

Puis, en quelques dizaines d’années, tout a basculé, tout a changé. La femme a repris le contrôle de son corps. De simple matrice reproductive, elle a revendiqué son identité propre. La victoire, sans être totale, est immense pour ces femmes qui ont du arracher leur liberté aux hommes qui ne voulaient pas la leur donner. L’éducation, la carrière, l’égalité dans le traitement. Chacune de leurs luttes s’est terminée par une victoire.

L’homme est-il un loser ?

Pendant que la femme luttait et remportait des victoires au nom de l’égalité des sexes, que faisait l’homme ? Était-il le témoin passif de l’érosion de son autorité ? Il a résisté, convaincu de son bon droit et de la valeur des traditions. Mais, morceau par morceau, il a cédé. L’homme moderne accepte désormais d’avoir une femme comme patron, ce qui aurait été impensable il y à peine 50 ans. Il prend une part active dans l’éducation de ses enfants. Les congés de maternité sont devenus des congés parentaux. Le partage des tâches fait partie du quotidien.

L’homme occidental du 21e siècle va se définir comment ? La destruction de l’ordre patriarcal sonne-t-il le glas définitif du modèle masculin traditionnel ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Société
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 09 2008 12:00

Il existe un phénomène peu connu lié à la guerre d’Irak : celui des déserteurs. Le plus souvent, il s’agit d’un soldat qui revient d’Irak et qui refuse d’y être renvoyé. Le phénomène est moins massif que pendant la guerre du Vietnam, mais les raisons sont simples. À l’époque, l’armée américaine était formée de conscrits. Elle est désormais une armée de métier. Les soldats ne sont plus des appelés, mais des volontaires. Le déserteur de la guerre du Vietnam fuyait avant d’être incorporé. Le déserteur actuel doit fuir après avoir connu l’enfer irakien ou afghan.



Pourquoi déserter et fuir son pays ? « Pour sauver la face, les États-Unis prétendaient aider les Irakiens. Mais alors pourquoi les convois militaires étaient-ils autorisés à «tasser» les véhicules qui ne roulaient pas assez vite sur les routes, au risque de les envoyer dans le décor ? Et pourquoi abandonnait-on les prisonniers durant des heures, ligotés et cagoulés, en plein soleil ? »

Désillusion, désenchantement. Le déserteur obéit à sa conscience, mais devient un paria. Il risque la prison dans son pays, mais n’est pas beaucoup mieux accueilli ici. Notre gouvernement actuel n’aime pas ces individus et force plusieurs d’entre eux à retourner chez eux, pour purger leur peine de prison. Sont-ils des lâches, des traîtres ou simplement des êtres humains qui obéissent à leur conscience ?

Par nicolas_racine - Publié dans : International
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 09 2008 15:33

Un autre bel exemple de plante verte conservatrice. La candidate de ce parti dans la circonscription de Québec, Myriam Taschereau, a déclaré plus tôt cette semaine que les artistes étaient des enfants « gâtés » des deux côtés (fédéral et provincial).

Quand elle a du s’expliquer dans un échange de courriels avec les électeurs, elle a blâmé les médias, qui auraient travesti son message et inventé la formule.

What ?
Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

L’entrevue où la plante verte a émis son préjugé grossier a été enregistrée par un média papier et par Radio-Canada. Il y a des preuves tangibles de son ignorance crasse en matière de culture. Il y a un dicton simple en politique quand tu te mets le pied dans la bouche : « blame the media ». Pratique, facile, peu exigeant. Une formule parfaite. Il existe des preuves ? Pas grave, évoque le montage tendancieux, l’angle des questions, whatever. Noie le poisson tellement creux que l’électeur moyen ne se rappellera même pas de la phrase initiale qui faisait litige.

Là-dessus, bon texte de Lagacé ce matin, sur les tatas qui applaudissent aux coupures dans la culture, mais qui restent silencieux devant les crédits d’impôts généreusement offerts aux pétrolières. C’est vrai que c’est plus facile de s’en prendre à des visages qu’on voit tous les jours à la tévé qu’à une grande corporation anonyme.

Par nicolas_racine - Publié dans : Élections fédérales 2008
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 09 2008 12:00

Comme c’est maintenant la coutume, nous commençons la fin de semaine avec une vidéo niaiseuse. Celle-là va faire plaisir aux copains férus d’histoire. C’est un clip du groupe français les Inconnus : « Le chevalier de Pardaillec ». Ils se moquent allègrement des minables feuilletons historiques qui polluaient les ondes françaises pendant les années 1980. Absolument pissant. À voir et revoir.

Par nicolas_racine - Publié dans : Humour
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  • : La plaine, c'est le calme, l'horizon. C'est aussi une tendance politique et sociale centriste, née pendant la Révolution française. Moquée par ses ennemis, la Plaine se faisait appeller le Marais. Ses membres recherchaient le consensus, le débat et l'application de solutions raisonnables à des problèmes complexes. C'est le but de ce blogue: proposer des solutions, sans dogmatisme. Je choisis les sujets, vous soumettez les idées.
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