Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 23:00

Je me rappelle d’une publicité que j’ai vue il y a plusieurs années. Un homme entre chez une fleuriste et demande un bouquet pour un collègue qui fait une dépression. Pour la carte, il dicte à la commis « (…) maudit lâche, tu t’es trouvé une belle excuse pour prendre des vacances. »

Bang. Voilà tout le problème exposé en une phrase. Tout ceux qui ont souffert de dépression ou qui vu un de leur proche en souffrir ont ressenti la même chose en entendant cette phrase. Honte. Gêne. Rejet.

La dépression, c’est la maladie silencieuse. On ne veut pas en parler, on veut éviter que les autres s’en aperçoivent. On dépense des trésors d’énergie pour camoufler notre état à ceux qui nous entourent, aggravant ainsi le mal, sans aller chercher de l’aide. Parfois, il est trop tard.

Je ne vous cacherai rien. Je suis dépressif depuis l’adolescence. Je connais cette maladie sous toutes ses coutures. Les premiers symptômes sont apparus vers 16 ans. Comme beaucoup de jeunes, j’ai tâté de l’alcool pour fuir cette immense mélancolie qui m’habitait. Je croyais que ce serait passager. Je faisais la fête, je buvais beaucoup. Trop. J’ai cessé de boire vers 26 ans. Le mal, lui, a survécu.

L’enfer. Le dépressif porte l’ennemi sur son dos. Il est son meilleur contradicteur. Un dialogue vicieux s’engage entre le malade et sa maladie. C’est de l’autodénigrement puissance mille. Toutes les apparences du bonheur à l’extérieur, mais une souffrance bien réelle, vécue intimement, mais subie par les proches. L’entourage du malade est démuni. Le réflexe est de vouloir encourager le malade, lui redonner espoir. Peine perdue. Il est imperméable à tout commentaire. Rien ne le touche. Il vit replié sur lui-même.

Il existe de nombreuses causes à cette maladie. Certaines sont conjoncturelles, comme le décès d’un proche ou la perte d’un emploi. Chez d’autres, comme moi, elle est structurelle. La maladie habite le malade, comme un parasite accroché à sa conscience. On subit alors des cycles, composés de phases normales et de creux de plus en plus profonds. Le dernier que j’ai vécu a bien failli me coûter la vie. Mais j’ai la chance extraordinaire d’être aimé. Ça fait toute la différence. Mon ange m'a sauvé, repêché avant le geste fatal.

La seule solution est la même que pour quelqu’un qui va se noyer : s’accrocher à quelque chose. N’importe quoi. Pour éviter de couler. Je n’ai pas de conseils précis à donner à ceux qui souffrent de cette maladie, à part ceci : n’attendez pas ! Il existe des ressources qui peuvent vous aider.

Par nicolas_racine - Publié dans : Santé
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 15:12

La campagne électorale fédérale est à peu près aussi excitante que de compter les autos qui passent sur le rang B&C à Ste-Praxède, pendant un dimanche pluvieux (tranche de vie).



J’avais donc envie de détailler un peu la réflexion que j’ai faite sur le blogue de la belle blonde  

Stephen Harper me fait penser à un beauf, ou encore un mononcle, qu’on voit à Noël ou dans les partys de famille. Un homme rondouillard, à cheval sur ses préjugés et ses principes désuets. Il élève ses enfants d’une main de fer, mais n’arrive pas à comprendre pourquoi son plus vieux a de mauvaises fréquentations. Il voyage souvent aux Etats-Unis l’été et se plaint tout le temps des taxes et des impôts qu’il doit payer pour faire vivre les BS. Vous voyez le genre ? Vous en avez sûrement un dans votre famille.

Stéphane Dion…. Que dire de plus sur cet individu ? Vous rappelez-vous le secondaire ? La maudite « bolle » qui savait toujours tout en math ? Maudit qu’elle nous faisait chier. Dion, c’est un peu ça. Un complexé qui tente de compenser ses handicaps sociaux par une arrogance intellectuelle illimitée. En anglais, on dit « little know-it-all ». Est-ce que les bolles avaient des amis ? Pouvaient-elles aspirer à la présidence d’une classe ou d’une association étudiante ? Dans la dure hiérarchie scolaire, la bolle est une sous-espèce. On ne lui parle pas, comme si on avait peur d’être contaminé. Stéphane Dion, premier ministre du Canada ? Come on… juste de le dire, on manque de s’étouffer.

Le chef du NPD est quant à lui le plus drôle du groupe. On dirait le mononcle chaudasse qui dance avec ses nièces pendant les soirées de noces. Un bon vivant, qui rit tout le temps, mais qu’on peine à prendre au sérieux quand il dit des choses importantes. Je l’imagine facilement, complètement givré, sur une piste de danse, pendant un rave.

Et Duceppe ? J’ai plus de mal à le cerner. Il me fait spontanément penser aux syndicalistes dans Elvis Gratton, qui lisent en En lutte ! dans l'avion qui se rend à Santa Banana, tout en se plaignant des cocktails. Et vous, à qui vous fait-il penser ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Élections fédérales 2008
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 01:38

John McCain promet de limoger le patron du Security Exchange Commission s’il est élu en novembre.

Comique.

Il va liquider le fonctionnaire qui devait surveiller les marchés, sans dire un mot sur les bandits qui ont bénéficié de la déréglementation du marché financier dont lui, McCain, est un des champions. Il a d’ailleurs du se contredire rapidement, puisque la veille, il souhaitait que le gouvernement américain laisse couler AIG.

Pourquoi, lorsqu’un secteur est déréglementé, on assiste inévitablement à des profits faramineux, des cas de fraudes, d’escroqueries diverses... suivis de près par des banqueroutes fracassantes ? La main invisible est-elle aussi aveugle ?

Le vrai scandale dans toute cette sale histoire, c’est que les contribuables américains vont collectivement devoir payer pour les crimes de ces voleurs en cravates. 85 milliards de dollars… presque deux fois le budget québécois pour toute une année. Misère.

Par nicolas_racine - Publié dans : Élections présidentielles 2008
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 12:00

J’ai récemment fait valoir mes critiques vis-à-vis le scrutin uninominal à un tour que nous connaissons dans notre pays. Dans l’esprit de ce blogue, je cherche des solutions. Y a-t-il un modèle de scrutin qui conviendrait davantage à notre démocratie ?  

Je vous propose l’exercice suivant. Je présente trois modèles différents de scrutin, pour lesquels j’explique le principe général, les avantages et les inconvénients que j’y vois. Pour les fins de l’exemple, je me sers du Québec comme laboratoire. Vous êtes ensuite libre d’apporter vos propres exemples ou commentaires sur les modèles que je décris sommairement.

1.      Scrutin proportionnel direct sur liste

Dans un scrutin comme celui-là, les 125 députés sont élus sur des listes de partis. Le PQ, le PLQ, l’ADQ et tout autre parti peut soumettre une liste de candidats allant de 1 à 125 noms. Généralement, le premier sur la liste est le chef du parti ou le candidat le plus connu.

Les sièges sont répartis proportionnellement aux suffrages exprimés. Il peut exister des seuils minimaux de votes à atteindre pour avoir des représentants. L’Allemagne exige ainsi 10% de vote pour avoir au moins un siège, ceci afin de barrer le chemin aux partis marginaux ou extrémistes.

Avantages : ce type de scrutin est simple à comprendre. L’électeur choisit un parti, plutôt qu’un individu. Il permet à une pluralité de partis de s’exprimer politiquement. Il encourage la diversité des opinions. Le vote individuel a beaucoup plus de valeur que dans une autre de forme de scrutin.

Inconvénients : la présence de nombreux partis au parlement force la mise en place de coalitions qui contredisent parfois le souhait des électeurs. Il existe une forme d’anarchie parlementaire permanente qui nuit grandement au bon déroulement des activités politiques.

2.      Scrutin proportionnel mixte

Dans un scrutin de ce type, l’électeur doit voter pour un député de circonscription et une liste de parti. Le nombre de circonscriptions est réduit de moitié environ. Chaque parti propose une liste pour les postes restant à pourvoir.

Le jour du vote, l’électeur choisit donc un candidat selon la norme uninominale à un tour et une liste de candidats. Pour cette dernière, le nombre de suffrages exprimés déterminera le nombre de députés issus de la liste qui pourront siéger.

Avantages : les deux dimensions, territoriales et proportionnelles, sont prises en compte. Le vote individuel a plus de valeur grâce au vote sur liste. Il permet une plus grande pluralité d’opinions et de partis.

Inconvénients : un candidat battu à une élection de circonscription pourrait être élu grâce à la liste de son parti. Un parti avec une majorité de députés issus de sa liste aurait un déficit de légitimité face aux partis avec un plus grand nombre de députés territoriaux. C’est un système complexe et imprévisible, qui peut produire des résultats ingérables.

3.      Système uninominal à deux tours

C’est notre bon vieux système, mais avec un second tour de scrutin. Si un candidat récolte plus de 50% des votes, le second tour n’est pas nécessaire. En cas de ballotage, un second tour s’opère entre les deux ou trois candidats qui ont obtenu le plus de scrutins au premier tour. Ce deuxième tour s’effectue le plus souvent sept à dix jours après le premier tour.

Avantages : un tel système permet à l’électeur d’avoir un poids relatif plus grand que dans un scrutin à un seul tour. Il limite les possibilités des partis marginaux ou extrémistes d’accéder au pouvoir.

Inconvénients : les deux tours de scrutin entraînent une lassitude de l’électeur et de faibles taux de votation. Les coûts engendrés par le second tour sont très importants. Le second tour entraîne une période de flottement sur l’accession d’un parti au pouvoir. Ce type de scrutin favorise inexorablement les grandes formations politiques.

Bon, c’est votre tour !

Par nicolas_racine - Publié dans : Politique
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 11:00

J’ai envie de me faire plaisir et par conséquent, de vous écœurer à nouveau avec ma musique de mongol (désolé pour mes lecteurs trisomiques, vous avez sûrement plus de goût que moi).

Un petit top 5 commenté joyeusement de mes groupes préférés, histoire de vous inciter à les détester encore plus.

TSJUDER

La quintessence du Black Metal norvégien. Ils ont pondu trois albums avant de se séparer en 2006. Leur meilleur album ? Desert Northern Hell, sans hésitation. Une vraie bombe. On dirait la trame sonore d’une guerre nucléaire, jouée par des hyperactifs épileptiques ! Tous les clichés du Black y passent : satanisme, haine de tout ce qui respire, ambiance glauque, chant strident. Du grand art.



URGEHAL


Pratiquement le clone du premier, mais toujours actif. Encore du solide Black Metal norvégien (décidément, faut que j’aille voir ça, ce pays-là !). Leur meilleur album ? Goatcraft Torment, sorti en 2007. L’album commence par un retentissant « This is Satanic Black Metal » et pour être sûr qu’on comprenne bien, le tout démarre par un furieux blast beat. Les chansons portent des titres douillets, comme « Satanic Black Metal in Hell » ou encore « Antireligious ». Idéal à écouter pour casser un bail !



MARDUK


Marduk, c’est le dieu principal du panthéon babylonien. C’est aussi un des plus vieux groupes de Black Metal suédois toujours actifs. Leur discographie s’étale sur presque 20 ans ! Ce sont les inventeurs du Panzer Metal, joué tellement vite et fort que ça fait décoller le prélart de la cuisine. Mon album préféré ? Nightwing, paru en 1997. Le titre « Of Hell’s Fire » est un concentré de ce que le Black Metal fait de mieux (ou de pire, selon le point de vue). Pour l’avoir vu interprété en spectacle, et en avoir gardé des séquelles au dos, je vous prie de me croire que c’est plus qu’une chanson. C’est une boucherie auditive.



DISSECTION


Plus qu’un groupe, c’est une légende (noire). Le chanteur incarne à lui seul tous les excès du Black Metal. Après avoir fait de la prison pour complicité dans une affaire d’homicide, il s’est enlevé la vie dans une mise en scène théâtrale, au milieu d’un pentagramme, un livre sataniste à la main. Le groupe avait produit deux des plus grands albums du genre, « The Somberlain » et « Storm of the Lights Bane ». Je considère d’ailleurs la chanson « Night’s Blood » comme la meilleure du genre.



UTLAGR


Un band de chez nous ! Du Black Metal de Québec. J’ai assisté à deux de leurs spectacles et ça bûche raide. Ils ont trois guitaristes, juste pour être sûr de jouer fort. Leur premier album « 1066 - Blood and Iron in Hastings » est un modèle de Black Metal dur, froid, rapide et technique. Du bonbon.

Par nicolas_racine - Publié dans : Destroy, Kill, Vomit
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 16:50

La mauvaise foi de l’Antagoniste est écœurante.

Le gouvernement américain vient à toute fin pratique de nationaliser les deux plus gros prêteurs hypothécaires et le plus gros assureur de la planète, en contradiction flagrante avec ses chers principes. Que fait-il ? Nous sort-il le graphique qui tue ? Bien sûr que non. Il préfère casser du nègre.

« Mardi, Obama sautait dans son jet pour visiter dans les "quartiers populaires" de Beverly Hills. La plèbe a ainsi eu la chance d'assister à un dîner présidé par Omaba (sic) moyennant une modeste contribution de 28 500$. » vomitorium

« Quels sont les politiciens qui ont reçu le plus d'argent de Fannie Mae et Freddie Mac pour financer leurs campagnes électorales ?

1-Christopher Dood, sénateur démocrate: 165 400$

2-Barack Obama, sénateur démocrate: 126 349$ » vomitorium

Il n’avait déjà plus beaucoup de crédibilité, il n’a désormais plus d’honneur.

Continue David. Tu donnes encore plus d’arguments à ceux qui trouvent que ton site est une fosse septique malodorante. 

Par nicolas_racine - Publié dans : Éditorial
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 14:47

Comme beaucoup d’internautes, je viens de passer au navigateur Chrome de Google. Je suis agréablement surpris. Rapide, assez souple, une navigation fluide. On sent tout le génie des créateurs de Google derrière ce produit. Puis, je me suis laissé prendre au parfum de la nostalgie…
 

 

J’ai connu le World Wide Web presque à ses débuts, vers 1994. À l’époque, à l’aide de nos puissants modems 28,8 kb et de Netscape, nous parcourions (péniblement) des pages de textes et nous trouvions quelques photos cochonnes. Les plus hots d’entre nous avaient des modems 56,6 kb. Il fallait de la patience pour se connecter sur les quelques serveurs privés disponibles et surtout, endurer l’horrible son des modems d’alors. Je me souviens encore de la première fois que j’ai demandé une adresse électronique à quelqu’un pour lui écrire : il me prenait pour un extraterrestre ! J’ai fait partie des premiers à enregistrer une adresse Hotmail, alors que ce service n’appartenait pas encore à Microsoft. Je l’utilise d’ailleurs toujours !

Incroyable comment ce réseau a pu acquérir de la puissance et de la renommée en si peu de temps. J’y puise désormais l’essentiel de mes informations, je blogue, j’envoie et reçois presque 100 courriels par jour, bref, une bonne partie de ma vie active se passe devant l’écran, au cœur du Web.

Pensez-vous que cette vie virtuelle, souvent dissimulée derrière un pseudonyme, est un reflet de ce que sont devenus les rapports sociaux ? Nous avons à notre portée des moyens de communications qu’aucune autre génération d’êtres humains avant nous n’a eus. Est-ce que cela a pour effet de créer une distance avec l’autre ? À choisir, préférerions-nous une conversation franche ou un échange sur un blogue ? Une réunion ou un courriel ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Blogosphère
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 17:09

Tiens, j’avais envie de faire cette réflexion depuis longtemps. Ce billet sera à la Une de mon blogue pour au moins 24h (j'avais dit 48h, mais vous me connaissez mieux que ça), le temps que vous y réagissiez.

Pourquoi blogue-t-on ?

Il y a tout d’abord le blogueur passif, celui qui va sur les blogues populaires, pour y lire les billets et les commentaires. J’ai d’abord fait partie de ce groupe. Bien sûr, tout commence sur Cyberpresse ou sur un autre véhicule grand public. Puis on raffine notre connaissance de la petite blogosphère québécoise francophone. Je suis un blogueur grégaire. Je vais sur une vingtaine de sites maximum, qui appartiennent pour la plupart à des habitués de mon propre blogue.

Le blogueur peut ensuite devenir actif. Il commence à laisser des commentaires, qui sont l’essence même d’un blogue. J’ai commencé timidement sur Cyberpresse, mais le flot ininterrompu de messages et l’absence d’échange m’a vite découragé. Je cherchais plutôt l’action/réaction. Pas le soliloque. Puis est venu mon baptême du feu sur le blogue de l’Antagoniste. Pour ce qui est de la réaction, j’ai plutôt été bien servi. Je me suis vite rendu compte que je n’arriverais à rien avec les gens de ce blogue si je continuais à vouloir me battre sur leur terrain. De là est venue l’idée de monter mon propre blogue.

Mais encore une fois, au tout début, qu’est-ce qui amène un individu à bloguer ? N’ayant que ma propre expérience à partager, je ne vais pas tenter de généraliser.

Je blogue pour avoir des échanges presque impossible à avoir ailleurs. Les thèmes abordés sur les blogues politiques et économiques n’intéressent qu’une partie infime de la population. Vous parlez souvent avec vos collègues, vos conjoints, vos parents, vos enfants ou vos amis des thèmes abordés sur la blogosphère politique québécoise ? Pas moi.

Je blogue pour prouver au cynique extrémiste que j’ai toujours été qu’il a tort. Il existe des solutions, on peut débattre librement de tous les sujets, même les plus difficiles. Et il existe des gens pour le faire.

Et vous, pourquoi est-ce que vous bloguez ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Blogosphère
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 12:00

Une des réflexions qui m’a toujours bien fait rire porte sur la démocratie. Elle vient de Tocqueville et porte sur la « tyrannie de la majorité ».

Quelle majorité ?

Prenons le cas canadien. Dans un système uninominal à un tour comme le nôtre, un candidat peut espérer l’emporter avec environ un tiers des voix, si le vote est morcelé entre au moins trois partis, ce qui est le cas présentement. Donc, les deux tiers des électeurs ne sont pas représentés par l’élu, qui appartient à un parti différent de celui pour lequel ils ont voté.

Au niveau national, on peut parler de majorité à la Chambre de communes avec 37% des voix. Ce qui veut dire, encore une fois, que presque les deux tiers des voix exprimées ne participeront pas au pouvoir. Dans le système britannique, les coalitions sont extrêmement rares. On gouverne de façon minoritaire, jusqu’à ce qu’une majorité sorte des urnes.

Toujours dans le système britannique, l’exécutif est confondu avec le législatif, au sein du cabinet formé exclusivement par des membres élus du parti qui détient le plus grand nombre de sièges. Cet exécutif propose des lois, qui sont ensuite adoptées docilement par le Parlement, puis appliquées à nouveau par l’exécutif.

Grâce au système partisan, le chef du gouvernement est également désigné par une infime minorité d’électeurs. Le chef est choisi par les membres de son parti, parfois seulement par les délégués réuni en congrès. Une fois le chef choisi, il se présente dans une circonscription, où il est élu avec une majorité souvent assez forte, disons 40%. Tout compte fait, un chef de gouvernement canadien est choisi d’abord par la minorité membre de son parti, puis par la minorité qui vote pour lui dans sa circonscription.

C’est ainsi qu’une minorité bien déterminée peut avoir un impact déterminant sur une élection. C’est pourquoi les partis portent l’essentiel de leurs efforts sur le jour fatidique, pour faire « sortir » le vote de leur base militante. Le reste, c’est de la poudre aux yeux.

Est-ce que la proportionnelle changerait cette situation ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Politique
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 22:05

La crise financière que connaît actuellement l’économie mondiale repose en bonne partie sur les pratiques souvent douteuses des institutions de prêts hypothécaires. Celles-ci ont perdu des milliards de dollars en finançant des emprunts pour des clients à risque. La crise de liquidité provoquée par les mauvaises créances a entraîné les grandes agences de prêts au bord de la faillite, entraînant celles de leurs investisseurs.

Cette situation entraîne son lot d’explications savantes. La plus probable étant le maintien du taux directeur de la Banque centrale américaine à un taux trop bas pendant trop longtemps. L’embellie temporaire qu’a connue l’économie américaine récemment repose sur les investissements massifs opérés par le trésor fédéral pour refinancer les banques en difficulté, ainsi que sur la baisse des importations.

Au-delà des conséquences innombrables de cette crise, aurait-on pu l’éviter ?

L’action de la FED américaine avait pour but de stimuler la croissance américaine grâce à la consommation. Elle a eu pour conséquence une envolée dans les prix immobiliers et la mise en place d’un véritable système de prêts usuraires. Qui porte le fardeau de la culpabilité ? Les banques qui ont développé ce système ou les consommateurs qui l’ont utilisé ?

Le consommateur non solvable se voit offrir un prêt pour une maison vendue 250 000$. La banque lui dit qu’il n’aura qu’à rembourser les intérêts pendant les 5 premières années, puis il pourra revendre sa maison 350 000$ et ainsi utiliser le profit réalisé pour racheter une autre propriété. Ce système fonctionnait tant que le consommateur pouvait acquitter son paiement d’intérêt et que le prix des maisons continuait de grimper. Ces deux phénomènes ont toutefois été freinés par le ralentissement économique observé en 2006.

Par un effet de domino, les mauvaises créances se sont accumulées, entraînant une crise bancaire sans précédent. Le gouvernement américain a du mettre sous tutelle les deux géants du prêt hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac.

Les amoureux de la main invisible aimeraient bien laisser cette crise se prolonger pour permettre une correction majeure, sans tenir compte des conséquences sociales et politiques qu’une telle décision entraînerait.

Pour ma part, cette crise illustre le comportement voyou de plusieurs institutions financières, qui ont adopté un système à la limite du prêt usuraire, tout en lançant de la poudre aux yeux des consommateurs, en leur faisant miroiter un juteux bénéfice, sans expliquer adéquatement les conséquences possibles de leur emprunt. Laisser une telle situation se reproduire serait criminel.

Par nicolas_racine - Publié dans : Économie
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  • La Plaine
  • : politique Société Solutions Centrisme Loisirs
  • : La plaine, c'est le calme, l'horizon. C'est aussi une tendance politique et sociale centriste, née pendant la Révolution française. Moquée par ses ennemis, la Plaine se faisait appeller le Marais. Ses membres recherchaient le consensus, le débat et l'application de solutions raisonnables à des problèmes complexes. C'est le but de ce blogue: proposer des solutions, sans dogmatisme. Je choisis les sujets, vous soumettez les idées.
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