Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 15:25

L’Alberta est le nouvel eldorado, le Far West qui attire tant d’individus à la recherche d’un bon emploi ou d’un espace de compétition à la hauteur de leurs ambitions. La province est elle-même très fière de mettre ses avantages en valeur.

“Albertans have the lowest provincial headline income tax rate in Canada, though those earning less than $85,000/year would pay less income tax in BC and Ontario, and those earning less than $33,000/year would pay less income tax in PEI, New Brunswick, Nova Scotia, BC and Ontario. However, Alberta is alone in Canada in not having a provincial sales tax. Alberta also has the highest levels of overall government services including health care. Alberta is the only province able to declare itself debt-free - it retired its debt in 2004, after privatising many province-owned companies. The state of Alberta's finances gained national attention when it has issued "prosperity cheques" to its citizens (2005). The preceding Premier, Ralph Klein discussed issuing a second round of cheques although the government did not do so prior to Klein leaving office in 2006. It remains to be seen how any future surpluses will be dealt with now that Ed Stelmach has assumed the premiership.”

Une des clés du succès : les champs bitumineux, connu sous le nom d’Athabasca Oil Sands. Les redevances de ce pactole permettent au gouvernement provincial de financer plusieurs programmes sociaux, en plus d’alléger le fardeau fiscal de ses citoyens. Sauf que l’extraction de ce pétrole a un prix


 
“The tar sands do not in fact contain oil but bitumen, probably the product of a freak geologic event. Formed more than 100 million years ago by marine organisms trapped in an ancient seabed, the tar sands are composed of a heavy chain of carbon-rich atoms high in sulfur. Bitumen, a thick, sloppy mess of oil, water, clay, and sand, feels and smells like cheap asphalt. The Cree used to heat up the stuff to repair leaky canoes. But most petroleum engineers acknowledge that it is one of the world's dirtiest fuels.

It's not hard to understand why. To capture just one barrel of oil from this geologic pudding requires brute force. Great machines mow down trees (and all their supporting creatures such as boreal songbirds and woodland caribou), roll up acres of muskeg, drain entire wetlands, and reroute rivers. Next, for each barrel, workers must scoop up two tons of sand and wash the stuff in hot water. Even then the bitumen requires substantial upgrading to remove engine-clogging impurities. It costs more than 10 times as much to produce a flowing barrel of oil in this way than it does to produce a barrel of Saudi light oil. The entire process is fuelled by natural gas, and the energy consumed is awesome: Every 24 hours the industry burns enough natural gas to heat four million American homes in order to produce one million barrels of oil.”

Je ne suis pas un ayatollah de l’environnement. Je me pose seulement la question : regretterons-nous un jour ce type d’extraction, énergivore et grande consommatrice d’eau ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Environnement
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /Août /2008 00:48

Une petite brève ce soir sur Cyberpresse. Le gouvernement québécois coupe les vivres à Attraction hippiques.

« La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, est demeurée inflexible, mercredi, en commission parlementaire, en rappelant qu'il n'était pas question d'injecter un sou de plus dans cette industrie moribonde, qui a déjà grugé 400 millions $ de fonds publics depuis une dizaine d'années.

Québec a donc opposé une fin de non-recevoir au sénateur Paul Massicotte, propriétaire d'Attractions hippiques, venu dire que l'industrie était vouée à disparaître à court terme si le gouvernement et Loto-Québec n'intervenaient pas. »

Son organisme a eu le réflexe de demander de nouveaux fonds au gouvernement lors de la même commission parlementaire.

Au moins cette fois, le gouvernement a eu un bon réflexe, non ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Politique
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 23:23

Il semble que la dure réalité ait rattrapé les mouvements religieux américains. Selon ce nouveau sondage, moins de la moitié des Américains pensent désormais que le gouvernement devrait être influencé par les églises organisées.


« Some Americans are having a change of heart about mixing religion and politics. A new survey finds a narrow majority of the public saying that churches and other houses of worship should keep out of political matters and not express their views on day-to-day social and political matters. For a decade, majorities of Americans had voiced support for religious institutions speaking out on such issues.

The new national survey by the Pew Research Center reveals that most of the reconsideration of the desirability of religious involvement in politics has occurred among conservatives. Four years ago, just 30% of conservatives believed that churches and other houses of worship should stay out of politics.
Today, 50% of conservatives express this view. »

45% de l’électorat y croit tout de même, c’est qui est beaucoup plus important que dans la plupart des démocraties parlementaires de type occidental. Le sondage y voit tout de même un ressentiment face à des années de vaines luttes pour les grandes causes religieuses.

“In addition to somewhat greater worries about the way religious and non-religious groups are influencing the parties, the survey suggests that frustration and disillusionment among social conservatives may be a part of the reason why a greater number now think that religious institutions should keep out of politics. However, there is little to suggest that social conservatives want religion to be a less important element in American politics.”

Des travaux scientifiques avaient d’ailleurs déjà démontré l’impact plus limité des considérations religieuses dans les élections présidentielles de 2004 par rapport à celles de 2000.

Simple ressac ou tendance lourde ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Politique
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 20:11

Le débat entourant le financement de la culture au Canada prend de la vigueur, avec la publication de la récente etude du Conference Board qui mentionne l’impact de ce secteur d’activité sur l’économie canadienne.

Jusque-là, rien de nouveau. Mais un commentaire diffusé sur un blogue de droite m’a profondément révolté. Son auteur écrit ceci :

« Je suis de pierre là-dessus: Si ça peut (sic)  pas s’auto-suffire, c’est parasitaire et ça mérite (sic) pas d’exister. Amen

Un haut pourcentage de nos tartistes kébécouésss (sic) sont donc des parasites qui devraient se recycler dans le travail d’usine en ce qui me concerne! »

Je croyais avoir tout lu, tout entendu. Pourtant, voilà que la bêtise atteint des nouveaux sommets. Lire ce genre de phrase me fait sérieusement douter de l’intelligence humaine. Peut-on vraiment, rationnellement, défendre une telle opinion ? Il n’a pas été modéré. Aucun autre blogueur n’a tenté de relever l’absurdité de cette position.

Est-ce que la dérive idéologique peut conduire sciemment à de telles extrémités ? Il ne s’agit pas seulement de la culture, mais d’une conception générale qui pousse l’utilitarisme dans ses recoins les plus sombres ! C’est ça, la société de droite rêvée par une toute une frange d’idéalistes ? Va-t-on appliquer cette logique aux individus ? Pourquoi pas ! Débarrassons-nous des inutiles, de ceux qui vivent au dépend de l’État et de tous les autres improductifs !

C’est le discours de tous les extrémistes et ça me donne envie de vomir.

Par nicolas_racine - Publié dans : Éditorial
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 14:27

Il est souvent question de l’aide-sociale, tantôt considérée comme une preuve de solidarité envers les plus démunis, mais encore plus souvent désignée comme le symbole le plus éclatant de la faillite de l’État-providence.




« Depuis le milieu des années 1990, les conditions d'accès sont devenues plus strictes, ce qui a réduit de façon notable le nombre de personne pouvant se prévaloir de l'aide sociale. Dans la foulée, l'allocation mensuelle a notablement été réduite.

Dans l'imaginaire populaire québécois, les bénéficiaires de ce service ont régulièrement été perçus comme des fraudeurs,  (…) Cette perception était alimentée par des dénonciations médiatisées. En effet, vers la fin du XXe siècle, des journalistes ont régulièrement rapporté des cas de fraude, ce qui a incité le Gouvernement du Québec à resserrer les conditions d'admission.

À cette image de fraudeur s'ajoutait des images de raté et d'abuseur, puisque les bénéficiaires ne travaillaient pas, au contraire de la population active. »

Mais au-delà de l’image du bougon, que sait-on vraiment de ce programme ?

L’aide financière de dernier recours se divise en deux branches. La première, l’aide sociale, vise des individus sans contrainte sévère à l’emploi. La seconde, la solidarité sociale, s’adresse quant à elle à des individus avec une contrainte sévère, qui limite leur capacité à travailler.

Les statistiques montrent une diminution constante du nombre de prestataires de ces deux catégories :

"En juin 2008, on compte 330 163 ménages présents aux programmes d'aide financière de dernier recours, ce qui représente 6 265 ménages de moins (-1,9 %) que l’année précédente. Cette baisse est supérieure à la variation annuelle observée en juin 2007 (-0,7 %).

En juin 2008, l’aide moyenne versée est de 701,27 $ par ménage, l’aide totale versée se chiffrant à 231,5 millions de dollars (-1,0 million ou -0,4 %)."

On retrouve un rapport statistique complet ici.

Donc, le programme d’aide sociale représente 0,4% du budget total de l’État québécois (231,5M de dollars sur un budget total de 54MM de dollars). Ce qui fait de ce programme un élément presque marginal dans l’éventail des mesures publiques québécoises.

Pourquoi alors tant de hargne à le dénoncer ? Est-ce du ressentiment envers des gens jugés comme des parasites ? Récupération politique d’un sujet facile à diaboliser ?

Que doit-on faire de ce programme ?

Par nicolas_racine - Publié dans : Économie
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 04:03

La Russie vient de reconnaître formellement l’indépendance des deux provinces sécessionnistes de Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du sud. Ils sont d’ailleurs les seuls à l’avoir fait.

 

« Il a finalement osé et signé. Dmitri Medvedev, le président russe, a paraphé mardi «les décrets sur la reconnaissance par la Fédération de Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'indépendance de l'Abkhazie». Grave et solennel lors de son allocution télévisée, le chef du Kremlin avait le visage et la voix fermes d'un chef d'État sûr de lui mais conscient de franchir le Rubicon : en acceptant ces deux nouveaux États, il a fait fi des garanties internationales sur l'intégrité territoriale de la Géorgie dont ces deux régions séparatistes prorusses font partie. »

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Unanimement, les pays de l’OTAN ont dénoncé cette action, considérée comme une provocation. Le Président russe n’a pas bronché, employant même un ton menaçant.

Face au tollé suscité par l'annonce de Moscou, le président Medvedev ne s'est pas démonté. "Nous n'avons peur de rien, y compris d'une guerre froide. Bien sûr, nous ne la voulons pas. Si les Occidentaux veulent conserver de bonnes relations avec la Russie, ils comprendront les raisons de notre décision", a-t-il fait savoir.

Le Moscow Times rapporte d’ailleurs l’intense travail diplomatique russe envers ses partenaires asiatiques pour les amener à partager sa décision de reconnaître les deux nouvelles républiques. Le même journal signale également une baisse généralisée de la bourse russe, liée à la conjoncture économique.

“Russia will be looking for unambiguous support from Asian nations, including China, in its standoff with the West over South Ossetia and Abkhazia when the Shanghai Cooperation Organization meets Thursday in Dushanbe.

Moscow is hoping the SCO members, who also include Kazakhstan, Kyrgyzstan, Tajikistan and Uzbekistan, will sign a declaration expressing unequivocal support for Russia's stance in the conflict over South Ossetia by condemning violence and praising Russia's role in mediating the hostilities there, a Foreign Ministry official said Tuesday.”

Le président géorgien dit craindre une invasion, si l’OTAN ne démontre pas à la Russie sa volonté de fermeté.

"Earlier Mr Saakashvili had told The Times that Russia was trying to build up forces near Akhalgori, only 20 miles (32km) from Tbilisi. From there, he said, they could control the hills around the capital in the same way the Serbian forces ringed Sarajevo in the Bosnian war. Asked if he feared a fresh Russian invasion, Mr Saakashvili said: “If there is no strong reaction from Europe, at any moment.”

La mer Noire
pourrait rapidement devenir une zone hautement à risque. La présence de bâtiments russes autour de la Crimée et l’arrivée prochaine de navires américains n’augurent rien de bon.

“The Black Sea is already becoming dangerously militarised. Nine western warships have made their way into it. A US warship with humanitarian aid aboard is heading for the Black Sea port of Poti, outside of which Russian troops are still dug in. And the flagship of the Russian fleet in Sevastopol has also set sail. The last thing the region needs is a US naval strike force competing with a Russian one in the Black Sea. Before this gets out of hand, both sides should see where their strategic interests lie and take steps to calm this conflict down.”

Je me répète : tout ça va mal finir. Les Américains sont en année électorale, leur Président est en fin de mandat et se trouve discrédité, leur armée est dispersée sur des zones d’interventions qu’ils ne peuvent pas abandonner rapidement, l’Union européenne n’a aucune unité…

Beaucoup de conflits de grande envergure ont commencé par des escarmouches dans des zones périphériques. En espérant que cette fois, la raison reprenne le dessus sur les froides considérations géostratégiques. Long soupir... 

Par nicolas_racine - Publié dans : International
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 18:35

L’ami Renart publie aujourd’hui un excellent billet sur la dernière sortie publique de notre chef de l’opposition officielle. Sir Seb y va aussi de son coup de gueule bien senti.

J’ai hésité avant de produire un billet sur le même thème, l’ADQ ne m’inspirant pas particulièrement. Tout a été dit à son sujet et je ne voulais pas me joindre au concert de critiques.

Par contre, dès que l’ADQ fait une déclaration choc dont son chef a le secret, une certaine gauche crie au populisme, à la démagogie, à la droite réactionnaire. Qu’en est-il exactement ? Peut-on vraiment qualifier l’ADQ par ces trois expressions ?




Le populisme n’est pas une doctrine politique définie. Il se caractérise par l’émergence d’un ressentiment, d’une frustration vécue collectivement au sein d’un groupe habituellement majoritaire. En ce sens, il peut être de droite comme de gauche, bien que ce canevas classique d’analyse s’applique mal au populisme. Celui-ci n’a pas le souci de la cohérence doctrinale, son objectif principal étant la défense du peuple contre les nantis, les accapareurs ou « l’autre » au sens large. Le populisme est un mouvement qui a rarement connu le pouvoir, se contentant du rôle d’opposition plus ou moins structurée (ainsi, le poujadisme en France ou le Crédit social au Québec). Une exception toutefois, le régime « justicialiste » de Juan Perón en Argentine. À la fois autoritaire et social, le péronisme visait à récupérer la clientèle la plus pauvre, en rejetant les capitalistes autoritaires et en préconisant des vastes réformes sociales. La faillite de ce mouvement fut brutale et ses conséquences minèrent longtemps l’Argentine.

Le terme de démagogue a connu un destin particulier. Initialement, le terme n’était pas péjoratif. Le premier à revendiquer le nom est sans contredit Démosthène. Tribun enflammé, il encourageait ses concitoyens athéniens à se méfier de la puissance de la Macédoine. Reconnu pour son patriotisme et son idéalisme sans faille, Démosthène n’en connut pas moins l’échec, la Grèce étant entièrement conquise par Philippe de Macédoine. L’expression de démagogue prit alors une connotation clairement négative, utilisée pour dénoncer un homme politique cherchant à flatter les instincts belliqueux du peuple, tout en lui faisant des promesses irréalistes. Le lien entre le démagogue et le populisme est assez évident : c’est l’homme providentiel, qui promet tout et son contraire à une clientèle hétérogène, en fustigeant le système corrompu et les « autres ».

Et la droite réactionnaire ? Celle-ci est plutôt rare dans nos démocraties actuelles. La réaction, c’est vouloir le retour à un ordre ancien, idéalisé rétrospectivement. Les monarchistes, en France, font partie de la droite réactionnaire. On mesure à quel point leur influence est limitée… chez nos voisins du sud, la droite réactionnaire serait plutôt le fait de groupes religieux fondamentalistes, proche des évangélistes, qui souhaite revenir à un « âge d’or » préexistant à l’État moderne et laïque. Encore une fois, ces groupes sont très minoritaires.

Alors, l’ADQ mérite-elle ces quolibets ? En partie seulement. Populiste ? Le parti de Mario Dumont mise essentiellement sur le ressentiment d’une clientèle spécifique : les travailleurs blancs et francophones de la classe moyenne. Le parti possède un discours axé sur les thématiques chaudes, porteuses du ressentiment : intégration des immigrants, impôts, lourdeurs administratives, etc. Ses attaques se portent essentiellement sur le domaine social, puisque c’est la préoccupation principale de sa clientèle. Quant à ses propositions, elles sont décousues, parfois contradictoires, souvent inapplicables. Démagogue ? Mario Dumont est un as de la communication. Il comprend à merveille le rôle des médias électronique et l’importance de la visibilité. L’ennui, c’est qu’il privilégie le contenant sur le contenu. Ses interventions sont sûres de lui faire marquer des points, mais elles ne parviennent pas à convaincre tout à fait qu’il ferait un authentique leader. Droite réactionnaire ? Plusieurs propositions, commentaires, interventions de membres de l’ADQ font en effet planer une odeur de nostalgie de l’époque d’avant la Révolution tranquille : retour à une éducation plus rigoureuse, travail des femmes, religion, etc.

Alors ? Ma foi, un parti comme celui-là est un mal nécessaire en démocratie. Il donne corps à des frustrations qui s’expriment à travers lui plutôt que de façon désorganisée. Est-il apte à gouverner ? Je ne pense pas. Vas t-il y parvenir. J’en doute.

Par nicolas_racine - Publié dans : Politique
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 17:38

Le Globe & Mail publie aujourd’hui les conclusions d’une enquête du Conference Board sur l’impact économique de la culture au Canada.




“The 60-page study from the Conference Board of Canada, a private sector think-tank that did the study in collaboration with the federal government, argues that culture generated $84.6-billion in direct and indirect economic benefits last year, or 7.4 per cent of total gross domestic product.

The report couldn't have come at a better time for Canada's arts community, which has been battling the federal government's decision to cut $20-million in funding to seven arts programs effective next April.

The Conference Board does not refer to the government cuts, but makes clear it considers culture a major contributor to the economic and social well-being of the country.”

À mettre en perspective avec les récentes décisions de nos amis Conservateurs.

Par nicolas_racine - Publié dans : Culture
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 13:55

Puisque nous discutons souvent du domaine de la Santé, je pense qu’un extrait des Monty Python s’impose. Le sketch de l’hôpital du film « The Meaning of Life » me fait mourir de rire à chaque fois. Pour ceux qui apprécient l’humour anglais.

Par nicolas_racine - Publié dans : Humour
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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 19:10

Je démarre une nouvelle série qui porte sur le système de santé au Québec.

Comment on va se sortir de ce foutoir ?

Le Québec possède un système de soins de santé universel, ce qui signifie que tous les citoyens ont un accès illimité aux services de santé. Ce système coûte 25,4 milliards de dollars, soit 44% de toutes les dépenses publiques québécoises.

Lors du dernier plan budgétaire québécois (2008-2009) le gouvernement annonçait d’ailleurs une augmentation de 5,5% des sommes affectées en Santé.

« Près de 60 % de l’augmentation des dépenses de programmes en 2008-2009 est allouée au secteur de la santé et des services sociaux, soit une augmentation de 1,3 milliard de dollars ou de 5,5 %. Cette hausse permettra de combler les besoins en matière de services de santé. »

Est-ce que ça va régler le problème sur le fond ? Il est permis d’en douter. Historiquement, les dépenses en Santé augmentent d’environ 3 à 5% en moyenne chaque année. Les besoins sont immenses et la gestion de cet océan d’argent est souvent chaotique.

 



Alors, il y a des solutions ? Commençons par le financement, nerf de la guerre. Le système étant public, il est entièrement couvert par les recettes de l’État, sans intervention du secteur privé. En théorie. Dans les faits, de plus en plus de Québécois font affaire avec leurs assureurs pour couvrir des frais latéraux (soins dentaires, chambres d’hôpital, prélèvements, etc.). Soyons honnête, la Santé représente un gouffre financier, mais le principe d’universalité est un dogme difficile à déboulonner. Pourquoi ? Le Québec a connu le régime des hôpitaux privés et religieux. Le passage à une Santé d’État s’est fait selon le principe d’accorder à tous une chance égale d’être soigné. Le retour à une Santé strictement privée est impensable pour des raisons historiques et sociales. Alors ?

Le premier thème porte sur le ticket modérateur. Celui-ci a déjà fait l’objet de violents débats au Québec au cours des années 1990, correspondant à peu près à son introduction en France. Le père de l’assurance-maladie québécoise, Claude Castonguay, en a d’ailleurs fait son cheval de bataille récemment. Qu’est qu’un ticket modérateur ?

« Le ticket modérateur représente un mode de financement important pour certains soins de santé. Cette participation financière peut revêtir différentes formes : le montant peut être forfaitaire. Dans ce cas, il s'agit du paiement d'une somme fixe que le bénéficiaire doit payer lors de chaque prestation reçue. Si le montant est proportionnel, il représente un pourcentage du coût total de la prestation payée par le patient. Enfin, la participation directe peut aussi correspondre à une somme fixe appelée franchise devant être payée par le patient lorsqu'il bénéficie de prestations de l'assurance maladie sociale. »

Est-ce qu’il envisageable de développer une telle tarification au Québec ? Si oui, comment devrions-nous l’appliquer ?

Une tarification a l’acte à le mérite de responsabiliser l’individu, de lui faire réfléchir à deux fois avant d’aller voir le médecin pour un rhume. Cette tarification peut même être graduelle (il en coûte plus cher d’aller à l’urgence que d’aller à un rendez-vous). Par contre, les malades chroniques sont désavantagés puisqu’ils doivent se rendre obligatoirement chez le médecin pour leurs suivis. Un paiement forfaitaire ou une franchise peut aussi être de bons outils, mais alors les variations de consommation de soins de santé ne sont pas prises en compte, certains allants chez le médecin bien plus souvent que d’autres.

À l’autre bout de la chaîne, est-ce que le ticket modérateur serait déductible d’impôts ? Est-ce qu’on devrait plutôt réduire la perception d’impôts à la source, permettant aux contribuables de gérer leurs ressources et de les allouer en fonction de leurs besoins de vie (santé, éducation, habitation, etc.) ? Est-ce qu'on risque surtout de pénaliser les plus démunis, ceux qui ne paient pas d'impôts ou touchent un salaire trop faibles pour couvrir leurs besoins de santé ? 

Finalement, est-ce que cette brèche dans le principe de l’universalité des soins est acceptable ou non ? Pour ma part, je ne suis pas dogmatique.

Par nicolas_racine - Publié dans : Santé
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  • : La plaine, c'est le calme, l'horizon. C'est aussi une tendance politique et sociale centriste, née pendant la Révolution française. Moquée par ses ennemis, la Plaine se faisait appeller le Marais. Ses membres recherchaient le consensus, le débat et l'application de solutions raisonnables à des problèmes complexes. C'est le but de ce blogue: proposer des solutions, sans dogmatisme. Je choisis les sujets, vous soumettez les idées.
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